Accompagnant Éducatif et Social : les tests d’entrée en formation DEAES

Accompagnant Éducatif et Social : le concours d’entrée en formation DEAES

Les épreuves de sélection pour entrer en formation Accompagnant Éducatif et Social sont de deux sortes :

  • Un test écrit : c’est une épreuve notée sur 20 points, d’1h30 maximum, comportant 10 questions d’actualité sanitaire et sociale. Une note inférieure à 10/20 est éliminatoire, et ne permet pas d’accéder aux oraux ;
  • Un entretien individuel : il dure 30 minutes, et vise à entendre le parcours et le projet professionnel du candidat, sa capacité à s’engager dans le secteur et sa motivation.

Il est bien entendu important de préparer ces épreuves de sélection !

 
 

Accompagnant Éducatif et Social : le test écrit d’entrée en formation

Avoir un niveau suffisant à l’écrit est important : la formation AES demandera beaucoup de prises de notes pendant les cours, mais également la réalisation de rapports de stage, de dossiers de pratique professionnelle, la passation d’examens écrits, etc. Il y a deux critères principaux d’évaluation de ce test :

  • La culture générale du secteur ;
  • La capacité d’argumentation et de réflexion.

Les capacités d’expression écrite ne sont pas évaluées en tant que telles, mais l’aptitude à bien comprendre les questions et à s’exprimer de façon claire par écrit permet de répondre efficacement au test.

 
Le test écrit consiste en dix questions d’actualité sanitaire et sociale, qui sont l’occasion d’argumenter sur des questions de culture générale, de santé publique, de problématiques médico-sociales. L’enjeu du test écrit n’est pas tellement de répondre précisément à des questions techniques, mais de démontrer un esprit critique et d’être capable d’argumenter et de donner un point de vue. Selon les centres de formation, les questions peuvent parfois prendre la forme de QCM, mais le plus souvent, ce seront des questions ouvertes (ouvertes à l’argumentation, justement).

 

Comment préparer efficacement le concours écrit DEAES ?

Pour cela, il faut être à l’écoute de l’actualité – du secteur bien sûr, mais plus globalement de l’actualité en général :

  • A travers la lecture de journaux, de quotidiens, de revues spécialisées (qui font parfois des dossiers approfondis sur tel ou tel thème), de recherches sur internet, de documentaires qui parlent du métier et du secteur (à la télévision mais aussi sur internet) ;
  • En lisant des livres ! Cela se fait de moins en moins, mais c’est important. Le DEAES est encore un jeune diplôme, mais des livres existent déjà sur la formation et sur le concours. Ils ne sont pas tous bons, mais donnent des pistes (nous ferons un comparatif des manuels DEAES et des livres de préparation au concours DEAES prochainement). Vous n’êtes pas obligés de vous cantonner aux livres qui parlent du DEAES pour préparer le concours : certains livres de culture générale sanitaire et sociale existent. Puisez aussi dans les livres spécialisés sur tel ou tel thème qui vous intéresserait plus particulièrement.
  • En faisant des petites fiches récapitulatives sur chaque thème que vous aurez défini. Je vous conseille de ne pas le faire sur ordinateur, mais de les écrire à la main : rien que le fait de les faire vous permettra de les connaître !

 
Quels thèmes réviser ? La culture générale sanitaire et sociale est large, mais voici une petite liste non exhaustive de ce qui nous paraît important :

  • L’enfant : son développement, sa place dans la société, les modes de garde possibles, les questions éducatives, le passage vers l’adolescence et ce que cela signifie, etc.
  • La famille : ses évolutions récentes, ses caractéristiques et ses formes actuelles, le congé de maternité et de paternité, l’adoption, l’éducation de l’enfant, les allocations familiales, etc.
  • La personne âgée : le vieillissement de la population et ses conséquences, leurs besoins, la question de l’autonomie et du maintien à domicile, leur rôle dans la société, les lieux d’accueil, les relations entre les générations, etc.
  • La société : les inégalités, l’égalité hommes-femmes, l’immigration, la délinquance, l’exclusion, les manifestations sociales, les problèmes sociaux, etc.
  • La santé publique : l’accès aux soins, les campagnes de prévention, le cancer, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, les MST/IST, la tuberculose, la mortalité, le système de la protection sociale, les droits des usagers, etc.
  • La bioéthique : procréation, avancées de la science, clonage, suicide assisté, euthanasie, etc.
  • Le handicap : définition, exemples de handicap, lois spécifiques, lieux d’accueil, intégration, etc.
  • Les toxicomanies : l’alcoolisme, le tabagisme, la drogue, la prévention, les problèmes de santé que cela occasionne, les questions légales et de légalisation, etc.
  • L’alimentation : le bio, l’alimentation équilibrée, les campagnes médiatiques, les allergies, le gluten, le surpoids et l’obésité, le cholestérol, etc.
  • Les médias : avantages et inconvénients, leur rôle, leur influence, leur place dans la culture contemporaine, internet, l’ordinateur, la communication, etc.
  • Le développement durable : l’environnement, l’écologie, la pollution, les énergies, l’évolution des modes de transport, les problèmes de santé, les déchets, les campagnes de sensibilisation, etc.
  • L’État : l’organisation de l’État, les prochaines échéances électorales, le gouvernement, le Parlement, l’organisation territoriale, l’Union Européenne, etc.
  • Le travail : sa place dans notre société, ses évolutions, les 35 heures, le chômage, l’orientation professionnelle, etc.
  • L’hôpital : son statut, ses missions, son organisation, les professionnels qui y travaillent, les maladies nosocomiales, etc.
  • La violence et la maltraitance : la maltraitance et ses différentes formes, les campagnes médiatiques, la maltraitance des enfants, des adultes et des personnes âgées, le sentiment d’insécurité dans la société, etc.
  • Le logement : la mixité sociale, l’accès à la propriété, les difficultés pour trouver un logement, les HLM, l’isolation des logements, etc.
  • Les professionnels du secteur sanitaire et médico-social : qui sont-ils ? Allez-vous les côtoyer ? Où travaillent-ils ?

Il ne s’agit évidemment pas de tout connaître par cœur : le but du test écrit n’est pas de connaître sur le bout des doigts des détails techniques et précis, mais que vous argumentiez, que vous donniez un point de vue. Connaître ces thèmes et être préparé(e), c’est donc avant tout se forger une opinion. Le mieux pour cela, lors de la construction de petites fiches ou d’une révision, est de mettre ces thèmes en lien avec l’actualité. On ne va pas vous reprocher de ne pas être un spécialiste, mais si vous ne vous tenez pas du tout au courant de l’actualité, c’est un vrai problème, qui va au-delà du concours : il est tout de même problématique qu’un professionnel (ou futur professionnel) ne s’intéresse pas à son secteur.

 
 

Accompagnant Éducatif et Social : l’entretien oral individuel d’entrée en formation

L’oral est accessible aux personnes ayant obtenu au moins la moyenne au test écrit. Qu’est-il attendu lors de cet oral de 30 minutes ? Que le candidat se présente, présente son parcours professionnel, et explique pourquoi il souhaite s’engager dans ce parcours de formation, en exposant ses motivations. C’est à la fois simple et difficile : il faut avoir pris le temps de réfléchir à son parcours, à son désir professionnel, à la cohérence de son projet, à ses motivations.

 
Connaître le métier et le secteur vers lesquels on s’oriente est une chose primordiale. Cela semble une évidence, mais nous avons régulièrement des candidats qui, au cours de l’entretien individuel, ne se sont pas renseignées sur le diplôme pour lequel elle souhaite s’engager en formation, ou pire, sur le secteur en général. Certains candidats ne savent même pas ce que le sigle DEAES signifie, alors qu’ils se sont inscrits à une réunion collective pour ce diplôme : il est inquiétant de vouloir s’engager dans une formation longue pour un diplôme dont on ne connaît même pas le nom. C’est assez parlant sur la recherche qui a été effectuée en amont par le candidat, sur la réflexion qu’il a menée et sur la cohérence de son projet !

 
Pourquoi est-ce si important de faire ses propres recherches ?

  • D’abord parce que cela conforte et confirme le choix d’orientation professionnelle. Le secteur médico-social n’est pas un secteur fourre-tout : ce sont des métiers difficiles, qui nécessitent un engagement et des qualités spécifiques, notamment relationnelles, d’écoute, et de capacité à travailler en équipe. On ne s’y engage pas par hasard – on ne devrait pas ;
  • Ensuite parce le secteur et la profession n’ont pas que des avantages, et il s’agit d’en être conscient avant de s’y engager. Il est bon d’avoir un regard lucide sur le secteur : le réalisme est très apprécié en entretien, car il démontre qu’une vraie réflexion a été faite en amont par le candidat ;
  • Également parce le secteur médico-social fourmille de professionnels, qui travaillent en réseau. Il est donc important de savoir où et comment l’on souhaite se positionner professionnellement ;
  • Enfin parce que ce diplôme est composé de trois spécialités, dont le choix doit se faire en début de formation : il est donc important, même si un choix définitif n’est pas arrêté, de s’être au moins renseigné sur les différentes possibilités.

 

Comment préparer efficacement l’entretien oral DEAES ?

1. En réfléchissant à votre parcours et à votre projet professionnel :

  • Que l’école le demande ou non, rédigez une lettre de motivation : cela vous permettra de mettre à plat votre parcours et de revenir dessus. Il est extrêmement difficile de parler de son parcours sans avoir au préalable posé des mots dessus. Cela vous permettra de mieux comprendre comment vous en êtes venu à candidater pour ce parcours de formation ;
  • Nous avons un certain nombre de personnes souhaitant s’engager dans le parcours de formation qui se reconvertissent, ce qui est très bien. Sans doute le secteur d’où vous venez vous a-t-il permis d’acquérir des compétences que vous pourrez réutiliser dans ce secteur ? Quel lien pouvez-vous faire entre votre ancien secteur professionnel et le monde médico-social ? Pourquoi une reconversion maintenant ? ;
  • Souvent également, c’est un événement de vie qui est l’élément déclencheur permettant de s’engager dans ce parcours de formation. Ce sont souvent des éléments très intéressants en entretien, qui donnent de l’épaisseur à votre candidature. Réfléchissez-y : comment allez-vous en parler ?

Avoir réfléchi à son parcours et à son projet est une des choses les plus importantes pour réussir son entretien oral individuel.

 
2. En rencontrant des professionnels du secteur. Ce n’est pas si difficile :

  • Peut-être avez-vous dans votre entourage des personnes qui travaillent dans ce secteur, ou au moins qui connaissent des professionnels dans leur entourage ;
  • En vous rendant dans des salons professionnels, dédiés au secteur sanitaire et social. C’est une bonne occasion pour rencontrer à la fois des professionnels du secteur, des formateurs mais aussi des élèves (parfois des anciens élèves, qui ont donc l’expérience à la fois du parcours de formation et à la fois du terrain) ;
  • En vous déplaçant dans des structures : c’est bien entendu là qu’il y a le plus de professionnels ! Et d’ailleurs, pourquoi ne pas leur demander de faire un stage d’observation ? Ce n’est pas toujours possible, mais certaines structures acceptent, et cela vous permet de voir les professionnels sur le terrain, en situation ;
  • Même si ce n’est pas une vraie rencontre, il existe de nombreux documentaires vidéos sur les différents métiers du secteur, ainsi que des revues spécialisées avec des interviews et des dossiers thématiques.

Gardez en tête que tout ce que vous aurez acquis lors de vos rencontres avec des professionnels du secteur ne pourra que rendre votre entretien oral plus authentique.

 
3. En imaginant la situation d’entretien :

  • Imaginer la situation d’entretien, c’est imaginer ce que pourrait vous demander le jury, et donc commencer à penser à vos réponses, à les formaliser. Vous serez plus à l’aise au moment de l’entretien réel, car vous aurez préparé le terrain. C’est un point de vue personnel, mais je ne suis pas partisan de s’entraîner à voix haute au départ : plutôt d’imaginer dans sa tête un dialogue, où l’on essaie de vous mettre en difficulté, pour que vous soyez le plus à l’aise possible. Le problème de l’entraînement à voix haute, c’est que l’on se focalise trop sur soi sans tenir compte des questions du jury ;
  • Vous pouvez dans un second temps vous entraîner à voix haute, et vous enregistrer (ce qui est très facile : tous les téléphones portables ont aujourd’hui une fonction dictaphone). Réécouter sa prestation permet de se rendre compte de beaucoup de choses : tics de langage, répétitions inutiles, oubli de certains points, etc. ;
  • Les meilleurs entretiens oraux sont des entretiens fluides, où le candidat ne donne pas le sentiment d’être là par hasard, mais s’est vraiment questionné avant de venir. Les meilleures prestations sont donc celles qui ne sont pas improvisées : ceux qui sont les plus à l’aise en entretien font en réalité de l’improvisation préparée, savent déjà peu ou prou ce qu’ils vont dire – sans réciter du par cœur bien évidemment, ce qui est la pire chose à faire en entretien !

Avoir « imaginé » la situation d’entretien vous rendra plus efficace au moment de l’entretien réel.

 
 

Accompagnant Éducatif et Social : le simulateur de test écrit !

Bientôt un nouveau simulateur de test écrit dans une nouvelle formule !

 

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